Denise FILIATREAULT

Denise FILIATREAULT

2007 Culturel Culturel

Grande dame du théâtre et du cinéma québécois, Denise Filiatrault est l’une des vedettes les plus connues au Québec. Elle s’est d’abord imposée par son talent de comédienne dans le feuilleton Les belles histoires des pays d’en haut de Claude-Henri Grignon en 1956; puis dans la télésérie Moi et l’autre en 1964; et, enfin, dans Les Plouffe en 1981 et dans Le crime d’Ovide Plouffe en 1984.

En 1968, dans Les belles-soeurs de Michel Tremblay, Mme Filiatrault a interprété le personnage de Rose Ouimet. Elle a également joué plusieurs rôles au cinéma, notamment dans les films sui-vants : La mort d’un bûcheron (G. Carle, 1973) et Il était une fois dans l’Est (A. Brassard, 1973); puis, dans des productions franco-québécoises telles que Par le sang des autres (Simenon, 1974), Au revoir... à lundi (Dugowson, 1979) et Mado (C. Sautet, 1976).

Auteure, comédienne, actrice, réalisatrice, elle poursuit sa carrière au théâtre comme metteure en scène où elle a su s’imposer par des productions telles que Les Fridolinades de Gratien Gélinas, Les fourberies de Scapin, Demain matin Montréal m’attend de Michel Tremblay, Les leçons de Maria Callas, Les palmes de M. Schutz, Cabaret de Joe Masteroff, My Fair Lady, une adaptation de la pièce de George Bernard Shaw, et plus récemment, Neuf inspiré de 8 1/2 de Fellini, présenté au Théâtre du Rideau Vert. Avec cette détermination dont elle a toujours su faire preuve, elle aborde le monde de la réalisation dans le domaine du cinéma en signant les films C’t’à ton tour Laura Cadieux I et II , L’odyssée d’Alice Tremblay et Ma vie en cinémascope. Puis, pour la télévision, elle entreprend la scénarisation de même que la réalisation de la série Le petit monde de Laura Cadieux I, II et III .

Madame Denise Filiatrault est Officier de l’Ordre national du Québec et de l’Ordre du Canada ainsi que lauréate de plusieurs prix, notamment le prix Gémeaux-Hommage pour l’ensemble de sa carrière en 1995, le prix Victor-Morin pour l’ensemble de son oeuvre en 1991 et le Masque (prix du public), qu’elle a reçu en 1995 et en 1996. En 1999, elle reçoit le prix du Gouverneur général pour les arts de la scène; puis, en 2005, c’est le grand prix Avancement de la femme qui lui est décerné, suivi, en mars 2006, du prix Jutra-Hommage.