Margaret LOCK

Margaret LOCK

2005 Social Social

Née en Angleterre en 1936, Margaret Lock est professeure titulaire de la chaire Marjorie Bronfman d’études sociales en médecine de l’Université McGill. Après un doctorat en anthropologie culturelle de l’Université de Californie à Berkeley (1976) et une bourse de recherche postdoctorale à San Francisco, elle accepte, en 1977, une double nomination à l’Université McGill : au département d’études sociales en médecine de la faculté de Médecine et au département d’anthropologie de la faculté des Arts. Par sa contribution exceptionnelle à la recherche de même que par l’intérêt passionné qu’elle porte à l’étude des relations entre la culture, la technologie et le corps humain, Margaret Lock est une véritable source d’inspiration pour tous les Montréalais.

Au fil de sa carrière, Margaret Lock a été chercheure associée à l’Université de Kyoto, ainsi que professeure invitée à Seirokka Byoin, au Japon; elle a été également active en recherche à l’Université de Vienne, à l’École des Hautes Études de Paris et dans d’autres universités. Elle a enseigné pendant un an à titre de maître de conférences Sigma Xi National et a été professeure chercheure dans le cadre du programme d’échange bilatéral Canada-Japon. Margaret Lock a déjà été présidente de la Society for Medical Anthropology. En 2005, elle sera conférencière d’honneur à l’assemblée annuelle de la Division d’anthropologie de l’American Anthropological Association. On la retrouve aussi à l’Académie suisse des sciences humaines et sociales, à Zurich, et avec l’Université de Ljubljana, en Slovénie. Plus récemment, elle a donné une série de conférences au Congrès des sciences sociales et humaines de la santé qui s’est tenu au Brésil. En 2006, elle poursuivra notamment ses recherches à titre de professeure invitée, une seconde fois, à l’École des Hautes Études de Paris et au Forum sur la génomique de l’Université d’Édimbourg.

Margaret Lock est l’auteure de East Asian Medicine in Urban Japan: Varieties of Medical Experience (1980) et de Encounters with Aging: Mythologies of Menopause in Japan and North America (1993), ouvrage qui a remporté des prix dans plusieurs pays. Sa monographie Twice Dead: Organ Transplants and the Reinvention of Death, publiée plus récemment, est le fruit de douze années de recherche. L’ouvrage, qui a obtenu en 2002 le Prix du meilleur livre de la British Medical Sociology Association, a également été retenu comme finaliste au Prix Mavis Gallant (études et essais). En outre, Margaret Lock a dirigé ou codirigé la publication de dix autres livres et a écrit au-delà de 180 articles scientifiques, dont un bon nombre ont été traduits en plusieurs langues.

Margaret Lock, lauréate de la Fondation Trudeau, est de plus récipiendaire de quantité de prix, notamment le 2003 Robert B. Textor and Family Award for Excellence in Anticipatory Anthropology de l’American Anthropological Association; et, des prix décernés par le Conseil des Arts du Canada dont le Prix Molson, pour ses travaux pionniers dans le domaine de l’anthropologie médicale, de même que le Prix Killam, pour sa contribution exceptionnelle à la recherche en sciences sociales. En 2004, elle a été nommée Officier de l’Ordre national du Québec. Ses recherches actuelles, qui portent sur la biologie postgénomique et son impact en clinique, dans les familles et dans la société en général, sont concentrées sur la maladie d’Alzheimer.