Sid Stevens

Sid Stevens

2011 Social Social

Le dévouement de Sid Stevens pour la jeunesse de Montréal est célèbre. Tout au long de sa carrière, il s’est consacré à la collectivité par l’entremise de Jeunesse au Soleil. Il a mis ses compétences, son énergie et son temps au service des problèmes des jeunes en faisant valoir que ceux souffrant d’iniquités sociales avaient droit à de meilleures perspectives d’avenir.

Né à Montréal en 1940 dans une famille habitant le quartier de la « Main », M. Stevens est élevé dans un univers à forte orientation communautaire. C’est cette éducation qui lui a permis d’avoir une juste compréhension des difficultés du noyau central des villes et d’y trouver des solutions pratiques.

En 1954, alors que Sid Stevens est adolescent, il cofonde avec son ami Earl De La Perralle un organisme de sports et loisirs pour les jeunes, qui deviendra Jeunesse au Soleil. Aujourd’hui, ce petit organisme de quartier est une organisation dont M. Stevens est le vice-président exécutif et qui a un impact sur l’existence de près de 300 000 Montréalais. Jeunesse au Soleil offre, entre autres, des banques alimentaire et vestimentaire, des services d’urgence, des installations récréatives et des camps d’été pour les jeunes. 

Élu au conseil municipal de la Ville de Montréal en 1978, M. Stevens s’impose rapidement par sa façon d’aborder les problèmes. Il suscite le respect et l’admiration par ses initiatives communautaires liées à la prévention du crime. Les Montréalais lui doivent notamment le programme Échec au crime, le Plan de sécurité-incendie de Montréal pour les victimes d’incendie, un plan d’intervention auprès des familles dans le besoin en cas de catastrophe communautaire, un projet d’assistance aux personnes âgées en perte d’autonomie, une unité spéciale qui vient en aide aux victimes de violence ou de crime et un camp d’été pour les jeunes défavorisés.

Persuadé que la vie communautaire contribue à créer un environnement sain pour la jeunesse et que chacun peut aider à améliorer l’environnement dans lequel il vit, M. Stevens valorise l’implication de la communauté dans les sports récréatifs. Il remplace notamment les gardiens d’arénas par des citoyens bénévoles afin de réduire les coûts de fonctionnement de l’aréna et contribue ainsi à l’amélioration des normes de sécurité des arénas, parcs et centres communautaires.

L’implication, la compassion et le leadership de M. Stevens lui ont valu plus d’une fois d’être honoré. En 1986, il reçoit un prix du Collège Dawson pour sa contribution remarquable à la vie civique. En 1989, le ministère du Multiculturalisme et de la Citoyenneté lui remet la Citation de citoyenneté.

Par la suite, en 1992, il est honoré par la Faculté de commerce et d’administration de l’Université Concordia pour sa distinction professionnelle et ses services exceptionnels rendus à la communauté, par l’Association des médecins psychiatres du Québec pour son engagement social et par le Conseil du citoyen de Montréal pour sa générosité envers la communauté ainsi que sa contribution au bien-être de ses concitoyens et envers l’humanité en général.

En 1995, il est finaliste au Grand Prix de l’Entrepreneur. En 2002, l’Université McGill lui décerne un doctorat honorifique en droit. Finalement, en 2009, le Jewish Eldercare Centre Auxiliary l’honore pour sa contribution remarquable à la communauté lors de son gala d’automne.

Alors qu’il songe à prendre sa retraite dans un avenir « plus ou moins rapproché », M. Stevens peut se pencher sur plus d’un demi-siècle de services rendus à la collectivité. Des millions de Montréalais d’hier et d’aujourd’hui lui doivent beaucoup.