Pierre Béique 1910-2003

1978 Culturel Culturel

Après des études classiques aux collèges Sainte-Marie et Jean-de-Brébeuf à Montréal et des études en commerce à l'Université McGill, il entra au service de la compagnie Vinant ltée de Montréal et consacra une partie de ses moments libres à la nouvelle SCSM à titre de trésorier adjoint.

Nommé trésorier honoraire peu après, il occupa ces fonctions jusqu'en 1939, année de sa nomination au poste d'administrateur, ce qui lui permit de diriger les destinées de la SCSM et de l'OSM jusqu'en 1970. Conseiller spécial auprès du président de l'OSM (1970-75), conseiller musical auprès de l'administrateur délégué (1977), adjoint spécial au directeur artistique (1978-80), conseiller spécial du directeur artistique (1981-87) et directeur général émérite depuis 1987, il demeure en définitive celui qui a donné à l'OSM sa forme et son style actuels. C'est aussi grâce à lui que le public montréalais doit la visite précoce de chefs aussi célèbres que Walter, Klemperer, Munch, Szell, Markevitch et Monteux; à ces derniers peuvent s'ajouter Bernstein, Leinsdorf, Abbado, Ozawa et Mehta que Montréal a pu connaître en même temps que les grandes capitales.

À la même époque (1940-45), les Concerts Pierre Béique ont présenté à Montréal un grand nombre d'artistes mondialement célèbres, notamment Horowitz, Anderson, Serkin, Casadesus et Melchior. En novembre 1978, à l'occasion de son 20e anniversaire, l'hôtel Le Reine Élizabeth décerna à Pierre Béique l'honneur d'être « le Grand Montréalais des vingt dernières années » dans le domaine musical. À ce titre, il rédigea le chapitre « Allegro ma non troppo » de l'ouvrage Montréal; la prochaine décennie (Montréal 1980). Il a été nommé membre de l'Ordre du Canada en 1979 et Officier du même Ordre en 1990. En 1989, il a été nommé vice-président de la Guilde de l'Opéra de Montréal.
Son livre intitulé Ils ont été la musique du siècle (2001) raconte à la fois ses mémoires et l'histoire de l'Orchestre symphonique de Montréal. Depuis 2001, son nom figure au Panthéon canadien de l'art lyrique. En 1998, le Fonds Pierre Béique a été créé afin d'assurer la pérennité de l'OSM.

Source : L’Encyclopédie canadienne